Trois règles que nous nous imposons
Un rapport d'adresse se lit vite et s'oublie encore plus vite ; ce qui reste, c'est la décision qu'il a servi à prendre. Voici trois choses que nous refusons de faire, ce qu'elles nous coûtent, et comment vous pouvez vérifier que nous nous y tenons.
1. Un diagnostic énergétique d'une autre adresse n'est pas votre diagnostic
La base publique des diagnostics de performance énergétique est immense, mais elle ne couvre pas tous les logements. Quand aucun diagnostic n'est rattaché au bâtiment, il est techniquement facile d'aller chercher le plus proche — parfois dans une autre rue — et de le présenter comme « probable ». Nous ne le faisons pas.
Ce que nous faisons : nous cherchons un diagnostic rattaché au bâtiment, puis à défaut à l'adresse, puis à défaut dans un rayon que le rapport chiffre en mètres. Le niveau de rattachement est écrit noir sur blanc à côté de l'étiquette, et si le diagnostic retenu décrit un autre logement de l'immeuble, le rapport vous dit d'exiger celui du lot au vendeur.
Ce que ça coûte : sur les adresses sans diagnostic publié, notre section énergie est plus courte que celle d'un service qui extrapole. Nous préférons une section courte à une étiquette inventée — elle pèserait sur votre prix d'achat.
2. Un chiffre départemental n'est pas un chiffre de quartier
La délinquance est publiée par commune, pas par rue. La qualité de l'air est publiée par commune et par jour, pas à votre façade. Le revenu médian est publié par carreau de 200 mètres. Ce sont trois échelles différentes, et aucune n'est celle d'un logement.
Ce que nous faisons : chaque chiffre du rapport porte sa maille — commune, arrondissement, carreau, isochrone piéton. Un total de délinquance calculé sur moins de dix indicateurs publiés est écarté plutôt que comparé à un total complet, parce que les deux ne se comparent pas. Et nous n'écrivons pas « quartier calme » : ce n'est pas une donnée, c'est une opinion sur le lieu de vie de quelqu'un.
Ce que ça coûte : des phrases plus longues, et l'absence du commentaire rassurant qu'on aimerait lire. Un « secteur tranquille » ne coûte rien à écrire et ne vaut rien à la lecture.
3. Une donnée manquante se dit, elle ne se remplace pas
Aucune base publique ne couvre la France entière avec la même finesse. Il y a des communes sans carte de bruit, des territoires sans horaires de transport ouverts, des immeubles sans copropriété immatriculée. Un service peut écrire « indicateurs non disponibles » et passer à autre chose ; il peut aussi combler le trou avec la moyenne du département.
Ce que nous faisons : une donnée absente neutralise son critère — elle ne vaut ni zéro, ni la moyenne — et le rapport porte une annexe qui liste ce qui n'a pas pu être publié, avec la raison. Trois raisons différentes, jamais confondues : la source ne publie rien pour ce territoire, la source n'a pas répondu, ou nous n'avons pas encore intégré cette base. La dernière est notre retard, pas une lacune de votre quartier.
Ce que ça coûte : la première page de chaque rapport annonce combien de modules sont complets, partiels ou muets. C'est le genre de chiffre qu'on préfère habituellement ne pas afficher.
Comment vérifier tout cela
Ces règles ne valent que si vous pouvez les contrôler. Trois moyens :
- Le calcul du score est refaisable à la main. Chaque note indique ses composantes, leur poids et la valeur mesurée. Aucun coefficient n'est caché.
- Chaque section nomme sa source et la date de la donnée. Vous pouvez remonter au fichier public d'origine.
- Le gratuit livre le constat, le payant livre la conclusion. L'analyse gratuite vous montre les faits mesurés, les alertes et la couverture des données pour votre adresse. Vous savez ce que vous achetez avant de payer.
Ce que nous ne prétendons pas
Nous ne visitons pas le logement. Nous ne voyons ni l'état des parties communes, ni la lumière du salon à dix-sept heures, ni le voisin du dessus. Un rapport d'adresse mesure ce que les données publiques savent d'un lieu ; il prépare une visite, il ne la remplace pas.